08.02.2012
La rue et la mort.
Sur mon blog http://voix.blog.tdg.ch/, un commentaire a été déposé par Philippe Brennetot, qui se conclut par des terme qui choquent.
Dans quel monde sommes nous ?Quand un jour la vie bascule... On compte de 85 000 à 100 000 SDF en France. La rue devient le couloir de la mort.
La mort qui sévit dans la rue n'est pas toujours celle de faits d'armes ou d'agressions. Lorsque le crime en est absent, c'est que le mal y est plus diffus.
Personne n'est à l'abri du pouvoir qui s'exerce soudain sur lui et le projette nulle part.
Et ce triste trajet qui finit dans la rue est silencieux et sans éclat. On en parle, certes et bien des associations ou autres fondations y réagissent.
Mais que de dégâts et de ravages causés par ces licenciements et ces abus qui condamnent au déclin de la personne!
La rue n'est pas une fin en soi mais quand rien ne permet plus d'y échapper, la mort qui s'y installe est aussi condamnable que celle qui se trouve à portée de fusil ou d'arme blanche.
14:53 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Actualités, Existence, Pouvoirs | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : sdf, associations, fondation abbé pierre, rue, mort, sans toit, licenciements abusifs |
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21.11.2011
Armée du Salut
Il a 25 ans, il est SDF.
Il avait un travail, il l'a perdu. Il avait une amie, elle l'a quitté, leur logement commun, il a dû l'abandonner. Désormais à la rue, il fait la manche pour s'offrir une chambre à l'Armée du Salut. Parce que dans un mois, il aura un emploi.
Il ne touche pas d'allocation de chômage parce qu'il est Français. Et en France, il n'a droit à rien parce qu'il a travaillé en Suisse. Ses parents? Ne semblent pas disposés à le soutenir. Telles sont les réponses qu'il a apportées à mes questions tout en voulant me rendre partie de ce que j'avais glissé dans sa main. Il était gêné de recevoir de quoi passer plus d'une nuit à l'Armée du Salut.
J'ai compris mais il faisait froid, ce soir-là, c'était dimanche, en ville et il y avait peu de monde dehors. De quoi y rester la nuit...
Avant de le quitter et après lui avoir suggéré différentes manières de subvenir à ses besoins peut-être de façon moins humiliante, je lui ai demandé s'il était allé aux Bastions, voir les "Indignés".
Il m'a regardée, a réservé sa réponse et a souri.
L'expression de son visage était douce et son regard bienveillant. Il s'y était rendu, oui. Mais on lui avait répondu qu'on ne pouvait rien pour lui. Et puis, on a aussi ajouté qu'un ordinateur portable avait été volé. Dans le campement. Oui.
Alors il a compris.
21:15 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Actualités, Air du temps, Existence, Genève, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : indignés, bastions, sdf, armée du salut |
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