20.05.2011

Robert Badinter pris à partie

L'ancien ministre de la Justice, Robert Badinter, qui dénonçait hier sur France Inter "une mise à mort médiatique" de Dominique Strauss-Kahn aux Etats-Unis,  a su modifier son jugement le soir-même sur France 2, alors qu'il apprenait en même temps que David Pujadas et ses invités, la nouvelle de la libération sous caution de DSK.

Cette émission, en direct, a néanmoins vu Robert Badinter se faire violemment prendre à partie par Laurent Joffrin, de "Libération". Sidéré par les propos du journaliste, Robert Badinter a répondu "Je rêve....." mais non, Laurent Joffrin a martelé ses reproches à l'égard de l'ancien garde des sceaux qui, d'après lui, n'avait eu aucun mot pour la femme de chambre du Sofitel tandis qu'il ne parlait que de son ami DSK.

Passe d'armes ensuite entre un Badinter aussi ferme qu'ému et tranchant avant que Franz-Olivier Giesbert du "Point" et Ivan Rioufol du "Figaro", n'y ajoutent eux aussi leurs remarques peu complaisantes à l'égard de l'ancien ministre de la Justice.

C'est alors que Manuel Valls s'est imposé dans cet assaut en règle contre Robert Badinter pour laisser exploser une colère dont Franz-Olivier Giesbert n'a su que dire qu'elle était fausse.

Moment de télévision haut en couleur tandis qu'en direct de New York, les nouvelles interrompaient les débats pour rendre compte en différé, de l'audience où comparaissait DSK.

00:54 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, dsk, justice |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19.05.2011

Aléatoire

Philosopher, expliquer, juger, condamner, s'interroger, douter, supposer, imaginer, inventer, autant d'attitudes en réaction à l'aléatoire.

Parce qu'il résiste à toute catégorie prévue par le coeur ou la raison, qui toujours construisent l'histoire crédible sinon sensée.

16:12 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Existence | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aléatoire, philosophie, hasard, destin, destinée |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18.05.2011

Calendriers

Ironie de l'Histoire , la vie annoncée à l'Elysée résonne comme un coup de comm. ou de clairon bien orchestré.

 

 

15:53 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique française |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Images

Le vrentre arrondi de Carla, la geôle de Dominique, addict ou non au sexe, on note que ses effets varient de l'ombre à la lumière.

10:34 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Existence, Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, vie, addiction |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Célébrité

Courrier que j'ai adressé au quotidien Le Matin qui l'a publié en page 22 de son édition du 17.05.2011

Le titre est de la Rédacation

La célébrité n’excuse rien, cela a été maintes fois lu et entendu parmi les nombreuses réactions qui ont suivi le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat. Il serait bon, dès lors, de s’en souvenir et de considérer le chanteur comme prisonnier ordinaire qui a accompli sa peine. Dans ce sens, sa réinsertion sociale, toute médiatique soit-elle, est aussi légitime que celle de n’importe quel condamné de droit commun. Pour ce qui est de la morale, cela se discute. Mais est-ce là vraiment le propos?

00:00 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Culture, Existence | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droit, réinsertion |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17.05.2011

Courrier de lecteur

Courrier que j'ai adressé à la "Tribune de Genève" qui l'a publié en page 15 de son édition de ce jour.

Le titre est celui de la Rédaction.

Après le « désordre public » évoqué par Me Marc Bonnant dans une interview accordée le 12 mai dernier au quotidien « 24 heures »  et qu’il attribue au fait que Bertrand Cantat se produise sur scène, voici maintenant qu’on lit dans « Le Matin Dimanche» du 15 mai, qu’il y ajoute le « goût » comme « faute».

Saluer le talent oratoire du Maître qui  propage de telles expressions dans la Cité, non. Car il serait bon de ne pas se laisser emporter par l’assaut en règle mené contre un homme et ceux qui tentent de le rester encore avec tout ce que cela implique d’imperfection(s).

Que des opinions s’expriment, rien de plus normal. Mais stigmatiser un homme à perpétuité comme s’y  emploient certains me paraît regrettable. Car il serait bon aussi de garder à l’esprit que l’occasion est unique, de méditer une situation jusque là inédite.

Si d’aventure celles et ceux qui se présentent en justiciers, trouvaient en eux la force d’écouter d’autres avis que le leur pour nuancer leur position, l’« ordre public » et le  « bon goût » en seraient honorés.

 

 

20:15 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Genève | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ordre public, faute de goût. |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15.05.2011

« Désordre public »

La conception que l’on se fait de la société appartient à chacun mais le détournement de sens d’expressions communes de la langue relève de la provocation. Ainsi ce « désordre public » évoqué par Me Marc Bonnant dans l’interview qu’il a donnée à 24 heures et qu’il attribue au fait que Cantat se produise sur scène, me paraît malheureux tant il entache le sens de « public ».

Saluer le talent oratoire du Maître qui  propage de telles expressions dans la Cité, non. Car il serait bon de ne pas se laisser emporter par l’assaut en règle mené contre une décision qui honore ceux qui l’ont prise, d‘inclure Bertrand Cantat à un spectacle..

A chacun son droit, son autorité, ses compétences et son pouvoir. Qu’il s’agisse de ceux du chanteur, du metteur en scène, du directeur de la Comédie ou de la ville et de l’Etat de Genève qui contribuent largement à  financer l’institution.

Que des opinions s’expriment, rien de plus normal. Mais il le serait aussi de garder à l’esprit que l’occasion est unique, de méditer une situation jusque là inédite. Stigmatiser un homme à perpétuité comme s’y  emploie certains dont Me Bonnant me paraît regrettable. Si d’aventure ces justiciers trouvaient en eux la force d’écouter d’autres avis que le leur pour nuancer leur position, l’« ordre public » en sortirait premier bénéficiaire.

12:01 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Genève | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : débats, droits, ordre et désordre publics |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

14.05.2011

Du débat

Un débat s'ouvre au sujet de la participation de Bertrand Cantat au spectacle programmé par Hervé Loichemol à la Comédie de Genève en septembre prochain, c'est bien.

Cet artiste a des droits qu'on peut l'aider à défendre. Beaucoup s'y emploient tandis que d'autres pesistent à les  lui contester.

Que d'aucuns s'expriment avec sévérité, tel Me Marc Bonnant ou que d'autres, tel le Professeur d'éthique Denis Muller, avec objectivité, c'est leur droit aussi. Que des propos choquent, émeuvent ou irritent, c'est le droit de chacun aussi de le dire, de l'écrire et de le dénoncer. Mais dans le respect de la déontologie.

Ainsi et dans l'intérêt de la cause défendue, apparaîtrait-il judicieux d'éviter toute interprétation liée à des croyances ou autres pratiques religieuses supposées sinon attribuées à tel ou tel interlocuteur auquel on s'adresse. La liberté d'opinion existe, c'est elle qui anime le débat, composons avec elle dans les règles de l'art. Ce sera tout bénéfice pour les protagonistes de l'affaire qui occupe nos esprits.

 

 

 

 

 

12:13 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Genève | Lien permanent | Commentaires (101) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : protestantisme, débat |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

12.05.2011

Bertrand, Hervé, Anne et les autres.

Débattre de la venue de Bertrand Cantat à Genève n'est-il pas le fait de cette célébrité dont on a voulu qu’elle ne l’épargne pas d’une peine qu’il a exécutée comme tout détenu de droit commun?

Mêler de la morale à la décision prise par Hervé Loichemol n'est pas interdit. Mais si votre voisin sorti de prison avait été engagé par un patron soucieux de sa réinsertion, auriez-vous réagi avec autant de passion?

Le fait que Bertrand Cantat soit un artiste meurtrier choque. Mais le fait qu'il ait droit à double peine aussi.

 

12:31 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Genève | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : justice, art, morale, droit. |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

30.04.2011

Andersen 317

 

C’est une adresse, celle des Editions d’en bas au Salon du livre.

Un apéritif y est offert dès 11:00, ce samedi 30 avril.

Si vous êtes libres, si vous êtes sur place ou pas loin, surtout si vous en avez l'envie, n'hésitez pas!

Accessoirement vous m'y trouverez sans doute aussi car j'y ai été invitée à dédicacer la 2e édition bilingue de mon 2e recueil de nouvelles, Nouvelles de rien/Nothing still.

La 1ère édition bilingue de ces nouvelles a été publiée l’an dernier à Moscou. http://www.nashagazeta.ch/book/10338

 

06:25 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nouvelles, éditions bilingues, russe, anglais |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

22.04.2011

"Ailleurs"

Sur le blog: http://victordumitrescu.blog.tdg.ch/archive/2011/04/21/ma... où il était écrit -entre autre- que seule la candidature de Ségolène Royal permettrait au président de la république de passer le premier tour de l’élection, j'ai répondu que même si seule sa candidature permettait à Nicolas Sarkozy de passer, le fait est que la beauté et la séduction, non négligeables en tant que telles, ne suffisent pas pour gouverner.

L'audience que remporte Marine Le Pen ou qu'a connue avant elle, Ségolène Royal, ne s'expliquent pas par leur seule aptitude à séduire. Elle trouvent leur sens ailleurs. Et c'est de cet "ailleurs" qu'il faudrait s'inquiéter. Savoir ce qu'il recouvre comme motivations ou autres revendications qui vont durer ou non, voilà ce qu'il serait aussi intéressant d'examiner.

Ce lien http://bcove.me/kcvflfwy, où sont exposés deux points de vue de journalistes français, donne un aperçu de cet "ailleurs".

 

01:05 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, élection française de 2012 |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

20.04.2011

Bicyclettes-surprises

Clin d'oeil au blog du 16 avril dernier, http://peresiffleur.blog.24heures.ch/archive/2011/04/16/l..., ce blog n'a de commun avec lui, que le vélo.

En effet, c'est leur guidon bien en mains pour zigzaguer, que des cyclistes circulent sur les quais ou dans les parcs public, sans parler des trottoirs. Or rien n'indique aux piétons qui cheminent, que soudain dans leur dos surgira un vélo. Pis, que les petits enfants qui jouent, ignorent les risques qu'ils courent, alors qu'ils n'ont pas vu appraître ces bicyclettes téméraires. Car jusqu'à nouvel avis, aucune législation n'oblige les parents à tenir leur progéniture en laisse, contrairement aux détenteurs de chiens.

Nul ne conteste le fait que les automobilisites soient priés de respecter les cyclistes, dans ce cas, inviter les cyclistes à tenir compte des piétons, vaut autant en matière de civisme.

Ainsi, ce qu'on lisait le 20 octobre 2010 sur ce blog http://actif-trafic.blog.tdg.ch/archive/2010/10/20/cyclot... , n'est guère convaincant:

« Nous reconnaissons qu’il y a un problème : nous avons constaté un vrai ras-le-bol de la part de piétons qui se sentent envahis par les cyclistes sur les trottoirs, et de nombreux cyclistes commettent des entorses au code de la route. Mais aucun cycliste ne fait cela par pur plaisir : lorsqu’on est en danger sur la route, on se réfugie là où l’on peut être en sécurité, et on prend de l’avance pour éviter d’être dans les flux d’automobiles. »

Car sur les quais, les voitures ont leur route, les vélos ont leur piste. Pourtant, si les automobilistes respectent l'espace imparti aux piétons, les cycliste, eux, n'en ont cure. Dans les jardins publics, aucune voiture non plus ne s'aventure, mais des vélos, oui. Alors que marcher et pousser sa bicyclette constituerait un exercice aussi sain et louable que de rouler au milieu de piétons qui apprécieraient sans doute de ne plus être pris pour des piquets de slalom.

 

 

02:00 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Genève | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mobilité douce, zone piétonne, trafic urbain |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19.04.2011

"Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre"

"Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre, ils se débrouillent très bien, laissez-les faire", répond Dominique de Villepin à Olivier Mazerolle le 17 avril dernier sur BFMTV, tandis que le journaliste lui demande s’il n'a pas conscience qu'il peut faire perdre son camp.

"Mon camp", s‘interroge alors le Président de République Solidaire, non sans sourire ni se priver de faire remarquer qu’on le situerait plutôt à gauche, avec le projet qu’il vient de présenter.

Quant à  l’UMP menacée d‘implosion, Dominique de Villepin ne manque pas de rappeler au journaliste qu’il y a plusieurs années déjà, dans une précédente interview, il l’avait prédit.

"Ils n’ont pas besoin de moi pour perdre, ils se débrouillent très bien, laissez-les faire!"

Cette réponse, même prise hors de son contexte, vaut qu'on s'y arrête. A chacun de la comprendre comme il l'entend.

01:10 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, enjeux électoraux. |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18.04.2011

Conspirateur ou soldat?

 

Conspirateur de l'idéal, c'est ce titre qu'Olivier Mazerolle a choisi de donner à l'émission de BFMTV au cours de laquelle il interrogeait Dominique de Villepin, hier, 17 avril.

Dominique de Villepin fait alors remarquer au journaliste que celui-ci a sans doute dû s'inspirer de Clémenceau.

Olivier Mazerolle sourit, le Président de République Solidaire rectifie la formulation et rappelle que chez Clémenceau, c'est de soldat dont il est question...

A quoi Dominique de Villepin ajoute, Soldat me suffit.

 


 



10:15 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Politique française | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, france, 2012 |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

17.04.2011

A propos de la traversée de la rade

Il est vrai que le souci esthétique fige une situation mais l'évincer du débat concernant la traversée de la rade est difficile, délicat, voire impossible.

Certes, le but n'est pas de faire de la rade un objet de musée ou de contemplation vu du Salève ou d'ailleurs!

Mais indépendamment des doléances et autres reproches régulièrement exprimés par ceux qui pâtissent d’une circulation devenue de plus en plus dense au fil du temps, il serait judicieux de se demander si l’immobilisme qui entoure les divers projets de traversée de la rade, ne signifie pas qu'aucun d'eux n'ait précisément et jusqu'à présent offert de solution adaptée.

Dans ce cas, pourquoi ne pas admettre que sagesse et bon sens soient préférables à toute décision prise à la hâte et au mépris d'un site qui mérite qu’on lui apporte toute la considération qu’il exige?

15:29 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

15.04.2011

Intitulé

En ouverture à ce blog, ce billet paru également dans  Le Temps de ce jour en page 15.

 

Au regret d’avoir été dans l’impossibilité d’assister à la conférence de Moritz Leuenberger, le 13 avril à l’Université de Genève, s’ajoute celui de n’avoir pu l’interroger sur le sens de son libellé: "L’homme politique et la marchande de Plainpalais ont-ils la même éthique?".

Outre le fait que personnalité politique et  négociant, au lieu d’ homme politique et marchande, auraient évité la comparaison connotée par les genres attribués à ses termes, il est  surprenant qu’un ancien conseiller fédéral n’ait pas eu à l’esprit qu’en démocratie, toute marchande puisse en même temps et aussi exercer des fonctions politiques.

Que l’opposition ainsi formulée par Moritz Leueunberger dans le titre de sa conférence, relève d’une hypothétique mauvaise maîtrise du français, apparaît peu probable. Dans ce cas et surtout dans le cadre du cours public où il s'exprimait, "Morale privée - Ethique publique?", ce titre résonne de manière provocante.

 

12:10 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Genève, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, ethique |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook