10.02.2012

Réponse d'Indigné

Suite au commentaire déposé par Stephane sur mon blog:  http://billets.blog.tdg.ch/archive/2011/11/20/25-ans-sdf.... une réflexion peut être menée sur les aleas et autres difficultés qu'impliquent certaines situations humaines sensibles.

Par son témoignage, il montre combien les réponses possibles à apporter sont délicates, complexes et exigeantes.

Son propos est instructif à maints égards et illustre que rien n'est jamais aisé pour quiconque est porté par un idéal.

 

08.02.2012

La rue et la mort.

 

Sur mon blog http://voix.blog.tdg.ch/, un commentaire a été déposé par Philippe Brennetot, qui se conclut par des terme qui choquent.

Dans quel monde sommes nous ?Quand un jour la vie bascule... On compte de 85 000 à 100 000 SDF en France. La rue devient le couloir de la mort.

La mort qui sévit dans la rue n'est pas toujours celle de faits d'armes ou d'agressions. Lorsque le crime en est absent, c'est que le mal y est plus diffus.

Personne n'est à l'abri du pouvoir qui s'exerce soudain sur lui et le projette nulle part.

Et ce triste trajet qui finit dans la rue est silencieux et sans éclat. On en parle, certes et bien des associations ou autres fondations y réagissent.

Mais que de dégâts et de ravages causés par ces licenciements et ces abus qui condamnent au déclin de la personne!

La rue n'est pas une fin en soi mais quand rien ne permet plus d'y échapper, la mort qui s'y installe est aussi condamnable que celle qui se trouve à portée de fusil ou d'arme blanche.

 

 

21.11.2011

Armée du Salut

 

Il a 25 ans, il est SDF.

Il avait un travail, il l'a perdu. Il avait une amie, elle l'a quitté, leur logement commun, il a dû l'abandonner. Désormais à la rue, il  fait la manche pour s'offrir une chambre à l'Armée du Salut. Parce que dans un mois, il aura un emploi.

Il ne touche pas d'allocation de chômage parce qu'il est Français. Et en France, il n'a droit à rien parce qu'il a travaillé en Suisse. Ses parents? Ne semblent pas disposés à le soutenir. Telles sont les réponses qu'il a apportées à mes questions tout en voulant me rendre partie de ce que j'avais glissé dans sa main. Il était gêné de recevoir de quoi passer plus d'une nuit à l'Armée du Salut.

J'ai compris mais il faisait froid, ce soir-là, c'était dimanche, en ville et il y avait peu de monde dehors. De quoi y rester la nuit...

Avant de le quitter et après lui avoir suggéré différentes manières de subvenir à ses besoins peut-être de façon moins humiliante, je lui ai demandé s'il était allé aux Bastions, voir les "Indignés".

Il m'a regardée, a réservé sa réponse et a souri.

L'expression de son visage était douce et son regard bienveillant. Il s'y était rendu, oui. Mais on lui avait répondu qu'on ne pouvait rien pour lui. Et puis, on a aussi ajouté qu'un ordinateur portable avait été volé. Dans le campement. Oui.

Alors il a compris.

 

 

 

 

21:15 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Actualités, Air du temps, Existence, Genève, Vie politique | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : indignés, bastions, sdf, armée du salut |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19.11.2011

"Intouchables", "Indignés", un signe?

 

Un signe, c'est certain, l'emploi de ces adjectifs pour exprimer une réalité humaine et sociale.

Divergentes quant aux raisons qui les motivent, ces manières de dire la condition existentielle ne sont-elles pas préférables au silence et à la passivité?

Certes, il s'agit là d'un mouvement discutable et d'une fiction qui l'est peut-être aussi, même inspirée par un fait réel.

Il n'en demeure pas moins que le film Les Intouchables, d'Olivier Nakache et Éric Toledano et le mouvement inspiré par l'ouvrage de Stéphane Hessel Indignez-vous, témoignent de prises de conscience.

Elles ne sont pas de même nature. On le sait. Et il est bon de le rappeler.

Dans ce sens, l'article paru dans le JDD rend bien compte de ces deux problématiques.

http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Portrait-de-Philipp...

Sinon, pour celles et ceux qui seraient intéressés, Stéphane Hessel sera demain sur le plateau de la rtbf:

http://www.rtbf.be/info/emissions_l-indiscret?id=5017953

 

12.08.2011

Le "suicide suisse"

 

Cette expression se trouve dans l'article de Serge Dumont*, paru dans "Le Temps" d'aujourd'hui.

Il y relate le recours à Dignitas, par l'une des figures vedettes des medias israéliens, Adi Talmor.

La nouvelle aurait choqué l'opinion publique.

A lire l'article de Serge Dumont, on constate l'étendue des débats. Des dégâts, on n'en parlera pas ici, le sujet étant laissé à l'appréciation de chacun.

*http://www.letemps.ch/Page/Uuid/da97277a-c459-11e0-a12d-b...

11:03 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Culture, Existence, Religions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : suicide assisté, dignitas |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

10.06.2011

Quiz

 

Des atouts. De couleur. Qualifiés. Ou chiffrés. En quantité variable. Selon les goûts. Et les pratiques.

Un jeu, la vie?

 

 

 

10:33 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Existence | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jeu, politique |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

19.05.2011

Aléatoire

Philosopher, expliquer, juger, condamner, s'interroger, douter, supposer, imaginer, inventer, autant d'attitudes en réaction à l'aléatoire.

Parce qu'il résiste à toute catégorie prévue par le coeur ou la raison, qui toujours construisent l'histoire crédible sinon sensée.

16:12 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Existence | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : aléatoire, philosophie, hasard, destin, destinée |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

18.05.2011

Images

Le vrentre arrondi de Carla, la geôle de Dominique, addict ou non au sexe, on note que ses effets varient de l'ombre à la lumière.

10:34 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Existence, Politique française | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sexe, vie, addiction |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook

Célébrité

Courrier que j'ai adressé au quotidien Le Matin qui l'a publié en page 22 de son édition du 17.05.2011

Le titre est de la Rédacation

La célébrité n’excuse rien, cela a été maintes fois lu et entendu parmi les nombreuses réactions qui ont suivi le meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat. Il serait bon, dès lors, de s’en souvenir et de considérer le chanteur comme prisonnier ordinaire qui a accompli sa peine. Dans ce sens, sa réinsertion sociale, toute médiatique soit-elle, est aussi légitime que celle de n’importe quel condamné de droit commun. Pour ce qui est de la morale, cela se discute. Mais est-ce là vraiment le propos?

00:00 Ecrit par Hélène Richard-Favre dans Culture, Existence | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droit, réinsertion |  del.icio.us | | Digg! Digg |  Facebook